Parasitic wasps - Part 2

Les guêpes parasitoïdes - deuxième partie - Ravageurs et maladies

Dans l’article précédent, nous avons expliqué brièvement le sujet de façon générale. Dans cet article, nous examinerons plus en détail certaines des guêpes parasitoïdes les plus courantes et les plus utilisées pour la lutte contre les pucerons (aussi connus sous le nom de mouches vertes).

Espèces Aphidius

Le genre de guêpes Aphidius est vaste et englobe de nombreuses espèces qui permettent de lutter naturellement contre les pucerons dans les jardins, les champs commerciaux et les espaces urbains. Il est possible d’acheter les espèces qui seront abordées ici, lesquelles sont généralement utilisées dans les serres.

Les guêpes parasitoïdes - deuxième partie -  Ravageurs et maladies

1. Les Aphidius sont de petits braconides. Les femelles pondent leurs œufs individuellement dans les nymphes des pucerons. Les larves de guêpes consomment les pucerons de l’intérieur. À mesure que les larves arrivent à maturité et que les pucerons sont tués, ces derniers se transforment en momies. Après le passage des larves au stade de nymphes, la guêpe adulte émerge par un trou de sortie découpé dans la momie. En plus de tuer les pucerons directement, la perturbation mécanique des colonies de pucerons par le comportement de recherche des guêpes adultes fait tomber hors des plantes et mourir de nombreux pucerons.

CONSEIL : Les guêpes adultes sont attirées par le jaune, donc les cartes jaunes collantes doivent être retirées avant de libérer les guêpes.

2. Aphidius matricariae est une guêpe noire et longue de 3 mm provenant de l’Europe. C’est l’un des parasitoïdes les plus courants et les plus efficaces contre les pucerons verts du pêcher. Les femelles pondent de 50 à 150 œufs dans les nymphes de pucerons de toutes les tailles. Les pucerons sont tués en environ 7 à 10 jours, se transformant en momie lisse, brillante et d’un brun pâle tournant vers l’argenté et le doré. Cette guêpe n’entre pas en diapause dans les conditions hivernales des serres aussi facilement que certains ennemis naturels, donc elle peut faire partie intégrante d’un programme de lutte biologique contre les pucerons de l’automne jusqu’au début du printemps. Les guêpes A. matricariae indigènes qui arrivent de l’extérieur s’établissent parfois dans la serre et mènent une lutte efficace.

3. L’espèce Aphidius colemani est cosmopolite, ce qui signifie qu’elle est présente dans la plupart des régions du monde. Elle se reproduit bien sur les pucerons du cotonnier, les pucerons verts du pêcher et d’autres espèces, mais pas sur les pucerons de la pomme de terre ni sur les pucerons de la digitale. Son apparence est similaire à celle de la guêpe A. matricariae, mais les femelles pondent davantage d’œufs, soit une moyenne de 388 en un temps de vie de 4 à 5 jours. La guêpe A. colemani est une bonne candidate pour la lutte biologique contre les pucerons dans les serres en raison de son potentiel reproducteur élevé, de son temps de développement court et de sa capacité à parasiter plusieurs espèces de pucerons, particulièrement les pucerons du cotonnier, les pucerons du melon et les pucerons verts du pêcher. Leur désavantage est qu’elles sont moins efficaces à des températures élevées (au-delà de 28 oC).

4. La guêpe Aphidius ervi est une autre espèce cosmopolite qui parasite de nombreuses espèces de pucerons dans plusieurs cultures différentes. Dans les serres, les adultes noirs parasitent en particulier les pucerons de la pomme de terre et les pucerons de la digitale, qui se transforment en momie grise ou brune. A. ervi est plus efficace lorsqu’elle est libérée avant la propagation des populations de pucerons. Son désavantage est qu’elle est moins efficace à des températures élevées (au-delà de 28 oC).

Les A. ervi autant que les A. colemani peuvent être utilisées dans un système de culture ouvert. Un « système de culture ouvert » est un système d’élevage/de libération qui comprend les trois éléments de base suivants :

  1. La plante banque.
  2. 
Une proie alternative ou un autre aliment pour soutenir les ennemis naturels.
  3. Les ennemis naturels eux-mêmes.

Lorsqu’on utilise une proie alternative, il est important d’utiliser des plantes qui abritent une proie qui n’est pas un parasite potentiel pour la culture protégée. Les plantes banques les plus connues sont les céréales avec des pucerons qui ne vivent que sur les cultures de céréales.

Les guêpes parasitoïdes - deuxième partie -  Ravageurs et maladies
Different species of aphid have different predator wasps associated with them. However, the mummified cask of the aphid is the end result of them all.

Aphelinus abdominalis

Aphelinus abdominalis est une guêpe parasitoïde qui attaque plus de 200 espèces de pucerons. Elle est principalement un parasitoïde pour les pucerons plus gros (pucerons de la digitale, pucerons de la pomme de terre et pucerons verts du pêcher), mais elle est également un prédateur redoutable.

Les Aphelinus mesurent environ 3 mm de long et sont noires avec l’abdomen brun jaunâtre. Leurs pattes et leurs antennes sont relativement courtes. Même si elles sont ailées, elles ne volent pas bien et doivent donc être placées près des colonies de pucerons pour maximiser leur efficacité.

La femelle pond des œufs individuellement dans les pucerons de stade nymphal d’âge moyen. Les œufs éclosent après 2 ou 3 jours et la larve s’alimente sur le puceron sans le tuer immédiatement. Durant la pupaison, la larve transforme le puceron en momie noire distinctive. Il est également courant de voir le prédateur tuer directement sa proie en s’alimentant sur les nymphes plus jeunes non parasitées. Les Aphelinus ont une durée de vie relativement longue et une période d’oviposition de plusieurs semaines, et peuvent pondre de 5 à 10 œufs par jour. Les Aphelinus sont plus résistantes aux températures élevées que l’espèce Aphidius.

Les guêpes parasitoïdes - deuxième partie -  Ravageurs et maladies

Aphidoletes aphidimyza

Contrairement à certaines autres espèces de cécidomyies, Aphidoletes aphidimyza, ou la cécidomyie du puceron, ne cause pas de dommage en formant des galles sur les feuilles. Les adultes se nourrissent de pollen et de nectar. La femelle possède une excellente habileté de recherche des points chauds de pucerons où elle pond plus de cent œufs. Les larves sont de voraces prédateurs et aiment pratiquement toutes les espèces de pucerons.

Les cécidomyies du puceron adultes sont petites (2 à 3 mm), pâles, semblables à des moustiques et dotées de longues pattes ballantes et de longues antennes. Leurs œufs sont ovales, minuscules (environ 0,1 mm sur 0,3 mm) et orange. Les larves, qui ressemblent à des asticots orange, sont petites, se développent en trois stades, passant de minuscules à 2 à 3 mm de long. Les larves s’attaquent aux pucerons, les paralysant en détruisant les articulations des pattes, puis sucent l’intérieur de leurs proies jusqu’à les vider, laissant des pucerons noircis et affaissés rattachés aux feuilles. Une larve a besoin d’au moins sept pucerons pour compléter son cycle de vie, mais elle peut en manger jusqu’à 80. De plus, les larves tuent davantage de pucerons qu’elles n’en consomment.  Les larves se transforment en nymphes dans le sol.

Guide des ravageurs et maladies

Rate this article: 
Aucun vote pour l'instant